Bah voilà, au gré de mes enquêtes psycho... et avec l'apport de certaines personnes sur plusieurs forums, j'ai découvert pas mal de choses.
1- certains de mes "symptômes" entrent dans plusieurs troubles. Mais ce n'est jamais complet, donc je peux éliminer ces troubles (Asperger's, Trouble de la personnalité schizoïde etc.)
2- étant donné que cela à commencé durant l'enfance, je peux éliminer de manière quasi-certaine la psychose.
3- mes troubles aujourd'hui collent de manière incroyable à ce que pourrait être un "surdoué" non détecté qui a grandi, et est devenu adulte sans jamais s'en apercevoir et qui au lieu de réussir
rame comme pas permis.
C'est troublant. Quand on sait que j'étais tellement matheuse étant petite que je demandais des devoirs de math supplémentaires en primaire,
et faisait les annales du brevet au collège, pour m'amuser...
Que je m'intéressais à beaucoup de choses, que j'ai voulu tout faire, de vétérinaire à volcanologue en passant par astrophysicienne et j'en passe, chaque année, je changeais d'avis...
Que je peux me concentrer sur des sujets qui m'intéressent, mais que pour le reste... mwahaha.
Qu'on a voulu me faire passer de la 6è à la 4è directement (paraît-il)
Que j'apprenais et retenais mes leçons très rapidement.
Qu'on m'a souvent dit que je pouvais tout faire et que quelle que soit la filière, j'avais de bonnes chances de réussir. (Résultat tout le contraire, parce que choisir, oui, mais quoi?)
Quand on est gosse on ne se rend pas forcément compte de ça. Quand on a une famille ouverte et cultivée, le côté "bizarre" qu'on peut avoir entre dans la normalité dans le cadre de la maison.
Mais en grandissant, à l'école, on voit bien qu'on est quand même un poil différent des autres. On n'a pas forcément les mêmes références, les mêmes schémas.
Quand on apprend rapidement et qu'on a des facilités, on se repose dessus. Quand vient le moment de bûcher et de mettre en pratique une méthode de travail... c'est la catastrophe. Parce qu'on
n'en a pas. On ne sait plus quoi faire.
Quand tout nous intéresse, on a du mal à garder une ligne de conduite assez droite. On est assez rêveur, un poil marginal, et on a mille loisirs, mille passe-temps, mille passions temporaires,
qui sont parfois envahissantes.
On sait qu'on est cultivé, qu'on aime beaucoup de choses, mais on se déprécie, parce qu'on ne parvient à rien, ou presque. On ne se sent pas particulièrement intelligent. Parce qu'on ne réussit
pas. Mais on sait qu'on vaut mieux que ça. Mais on ne sait pas quoi faire.
Et c'est un problème.
Etre rêveuse, idéaliste, mais avoir un regard lucide sur le monde, c'est dérangeant. Si, si, je vous assure. Cela ne va pas ensemble. Mais y'a rien à faire pour ça!
Finalement, j'aurais préférée être une élève moyenne/bonne, avec un ou deux points forts, une passion, et être une bûcheuse. J'aurais sans doute mieux réussi que maintenant. A la place, je
stagne, avec des possibilités et des potentiels qui ne servent à rien et que je n'ai plus l'impression d'avoir.
Je m'intéresse à la philosophie, à la théorie des cordes, à l'art, à l'histoire, à la littérature, aux langues, à l'astronomie, à la psychologie... Je dessine, peints, écrits des poèmes, des
chansons, je joue de la guitare et m'essaie à la batterie. Je lis des ouvrages divers et variés. Je traverse le monde avec ces intérêts qui ne sont jamais totalement assouvis. Il en ressort
une certaine frustration.
C'est la vie. Faut remonter la pente et mettre au point des stratégies pour y remédier et faire enfin quelque chose de sa vie. Ce que j'ai commencé à faire cet été. Cela me prend du temps de
changer mes habitudes, de m'y tenir...
Mais avec un peu de volonté, on peut y parvenir, non?
Je ne dis pas que j'ai un QI qui explose tout, loin de là. J'ai certainement eu un certain potentiel (que j'ai encore vu la facilité avec laquelle je parviens encore à faire certaines choses.)
Bref... j'explore!